Javier Milei et la « bataille culturelle »

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Un an de politiques contre les identités marginalisées

Depuis son élection en novembre 2023, Javier Milei incarne une rupture politique radicale dans l’histoire contemporaine de l’Argentine. Porté par une rhétorique à la fois libertarienne et anarcho-capitaliste, le président argentin mène une politique de transformation significative tant sur le plan économique qu’idéologique. Lors du Forum économique mondial de Davos en janvier 2025, Milei déclarait mener une “bataille culturelle” contre ce qu’il qualifie d’idéologie et de “peste woke”, accusant les revendications identitaires, notamment le féminisme ainsi que les minorités ethniques, autochtones et LGBTQIA+, de menacer la civilisation occidentale. Bien plus large qu’une simple réforme économique, un projet politique se dessine : celui d’une refonte totale de l’État argentin et d’une offensive contre les valeurs progressistes et les minorités. Parallèlement, Milei s’impose sur la scène internationale comme figure de proue d’une droite radicale globalisée, incarnant une forme d’autoritarisme libéral à la fois économique et culturel.

Ce virage autoritaire et ultralibéral interroge : comment la rhétorique de la “bataille culturelle” s’est-elle imposée dans les discours et politiques du Président Milei ? En quoi ses discours et décisions institutionnelles menacent-ils les acquis des minorités ? Pourquoi Milei continue-t-il d’être aussi populaire aujourd’hui ? Pour y répondre, nous analyserons dans un premier temps le basculement idéologique de Milei, d’une narrative purement économique à une narrative culturelle réactionnaire. Ensuite, nous étudierons les politiques concrètes mises en œuvre par le gouvernement de Milei dans le cadre de cette “bataille culturelle”. Enfin, nous examinerons l’adhésion des partisans de Milei à son programme et idéologie.

Un tournant idéologique : du libertarianisme économique à la bataille culturelle

La percée de Milei s’inscrit dans un contexte désespérant pour une grande partie de la population : une inflation galopante avoisinant les 220 %, une crise sociale persistante, une classe politique perçue comme corrompue et inefficace et une forte délégitimation des forces traditionnelles. Ce climat de défiance généralisée a permis l’émergence d’une offre politique « hors système », capable de capter le mécontentement populaire. Lorsqu’il prend ses fonctions fin 2023, Javier Milei se présente comme la figure d’un néolibéralisme radical. Portant une tronçonneuse en campagne pour symboliser sa volonté de “découper l’Etat”, il incarne une posture libertarienne ultralibérale centrée sur la destruction des structures étatiques jugées inutiles. Son discours se veut avant tout économique : réduction drastique des dépenses publiques, suppression de ministères, dérégulation du marché du travail et démantèlement du droit du travail. Pendant sa première année au pouvoir, 250 services de l’administration centrale sont supprimés, plus de 40 000 fonctionnaires licenciés et plus de 300 normes sont abrogées par décret.

Un an plus tard, un virage idéologique s’opère. Ce basculement s’est cristallisé lors de son intervention au Forum de Davos le 23 janvier 2025. Son discours marque une rupture avec le langage de l’année précédente. En effet, là où, un an plus tôt, il répétait six fois le mot “libertarien” pour asseoir sa posture de rénovateur économique, il n’en fit aucune mention cette année. A la place, son discours contient un lexique culturel et idéologique bien plus marqué en étant saturé de références au “wokisme” (16 occurrences), à la “civilisation” (6), aux “valeurs” (6)[1]. Ce glissement sémantique témoigne d’un repositionnement stratégique de Milei et une entrée officielle du président argentin dans la “bataille culturelle” qu’il entend mener contre ce qu’il appelle le “marxisme culturel” et la “tyrannie des minorités”, cette dernière expression tirée du lexique réactionnaire nord-américain.

Largement influencé par ses deux principaux conseillers idéologiques, Nicolás Márquez et Agustín Laje, figures de proue de la droite identitaire latino-américaine, Milei s’est progressivement éloigné d’un discours strictement libertarianiste économique pour adopter une posture plus proche de celle de l’alt-right états-unienne. Il structure son nouveau projet autour d’une matrice paléo-libertarienne[2], où l’obsession pour la liberté individuelle cohabite avec une forte hostilité envers les droits des minorités. L’objectif n’est plus simplement de démanteler l’État, mais de reconquérir l’hégémonie culturelle au nom d’une vision conservatrice, viriliste et occidentale du monde. Dans cette optique, il reprend à son compte les théories de Laje sur la nécessité pour la droite de s’emparer du terrain culturel, à l’image de ce que la gauche aurait fait en s’appuyant sur Gramsci et l’Ecole de Francfort. D’après la formulation de Stefanoni (2021)[3], la “red pill” économique de Milei s’accompagne ainsi d’une “red pill” culturelle, axée sur la dénonciation des droits des femmes, des personnes queer, des mouvements écologistes, des politiques mémorielles et des sciences sociales. Ce phénomène illustre une convergence entre la « bataille culturelle » anti-woke et la « bataille libertaire » contre l’État. Bien que Milei n’ait pas initialement construit son discours sur des fondements idéologiques culturels, se concentrant plutôt sur une doctrine libertarienne pure, sa stratégie politique a évolué vers une fusion des deux batailles. La création en 2024 de la Fundación FARO, présidée par Agustín Laje, témoigne de cette alliance stratégique. Cette institution remplit trois fonctions essentielles : elle élabore des messages et cadrages pour la bataille culturelle tout en facilitant sa convergence avec la rhétorique libertarienne, elle constitue une importante source de financement pour le mouvement miléiste et elle positionne la droite radicale argentine comme centre de coordination potentiel pour les mouvements similaires en Amérique latine et en Espagne.

Ce tournant se produit dans un contexte international particulièrement favorable à ce type de rhétorique. L’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis en janvier 2025 offre une légitimation globale à ce discours anti-progressiste. Sa rencontre avec le milliardaire Elon Musk, à qui il offre une tronçonneuse gravée “¡Viva la libertad, carajo!”, devient l’icône de cette croisade contre la bureaucratie et les droits collectifs. Milei s’inscrit alors dans une internationale réactionnaire allant de Giorgia Meloni à Viktor Orbán, en passant par Santiago Abascal ou Alice Weidel, partageant un même imaginaire fondé sur l’autorité, l’homogénéité culturelle, la négation des minorités et le rejet de la critique sociale[4]. Ce front idéologique se construit aussi par l’exclusion des populations minorisées, à commencer par les peuples indigènes, accusés d’entraver l’unité nationale avec leurs revendications identitaires et mémorielles[5]. Le président argentin ne cache plus son admiration pour cette nouvelle “hégémonie culturelle” conservatrice. Il ne s’agit plus seulement de réduire l’Etat, il s’agit désormais de reconfigurer idéologiquement, en éradiquant ce que Milei appelle la “peste woke”, définie dans son discours à Davos comme “le cancer de notre époque”. Cette réorientation autoritaire, populiste et néoconservatrice fait de Milei un fervent opposant non seulement au kirchnerisme, mais plus largement à tout ce qu’il associe à la gauche progressiste. Ce changement de narrative n’est pas simplement rhétorique. Il structure un nouvel agenda politique qui cherche à transformer en profondeur les normes sociales, la mémoire nationale et les cadres de reconnaissance des droits collectifs.

Une nouvelle feuille de route politique : austérité néolibérale et croisade idéologique

Dès son investiture en 2024, Javier Milei a annoncé un agenda politique avant tout centré sur la lutte contre la crise économique persistante qui accable l’Argentine depuis 2001[6] et la grande vague d’inflation qui en découle. Porté par une vision à la fois populiste et anarcho-capitaliste, le président argentin prend de nombreuses mesures néo-libérales pour faire disparaître la pauvreté de son territoire. Il entend réduire la place de l’Etat au strict minimum au profit d’un modèle fondé sur le libre marché. Dans cette logique, l’Etat argentin connaît une réduction drastique de ses dépenses publiques couplée à la fermeture de divers organismes et ministères jugés non essentiels. Pour Milei, la bureaucratie ne serait qu’un intermédiaire “corrompu et encombrant”, justifiant ainsi l’adoption d’un “plan d’urgence” visant à supprimer radicalement les subventions publiques, notamment dans les secteurs de l’éducation, des sciences, de la technologie ou encore de l’innovation[7]. D’autres secteurs vont également être touchés par ces coupes budgétaires, tels que les services de santé ou le système des retraites, dans ce qui s’apparente à une véritable “cure d’austérité budgétaire”. Parmi les mesures phares de ce programme figurent la suppression de la Banque centrale et l’assouplissement des régulations d’import-export. Les conséquences de ces restrictions, contrairement à leur objectif prétendu, vont engendrer une hausse de personnes vivant sous le seuil de pauvreté et creuser les inégalités sociales dans le pays, tout en fragilisant la démocratie difficilement consolidée lors des précédentes décennies.

Mais l’offensive dépasse le strict cadre économique : elle prend une dimension idéologique. Des institutions symboliques sont ciblées. En effet, Milei va fermer divers organismes et ministères traitant notamment des droits humains, jugés inutiles ou obsolètes. En août 2024, le décret 696[8] officialise la dissolution de l’INADI (Instituto Nacional contra la Discriminación, la Xenofobia y el Racismo), organe national fondé en 1995 et chargé d’enregistrer les plaintes de discrimination et de poursuivre les personnes jugées coupables d’acte discriminatoire. Le président considère que cette institution était infructueuse et inefficace, faisant notamment doublon avec d’autres accords signés tel que la Convention internationale sur l’élimination de toutes formes de discrimination raciale ratifiée par l’Argentine en 1967. La réallocation de son budget au ministère de la Justice illustre la volonté d’affaiblir les structures de protection des droits fondamentaux, sous couvert de rationalisation budgétaire. Cette orientation politique se manifeste également dans la volonté de supprimer la “loi Micaela”. Ce dispositif vise à lutter contre les féminicides et prétend que tous sont égaux devant la  loi sans distinction de sexe[9]. En janvier dernier, Milei affirmait privilégier le concept d’égalité et “qu’aucune vie ne vaut plus qu’une autre”, tout en considérant qu’une personne ne peut pas être tuée juste à cause de son “statut de femme”. Toutefois, bien que la suppression de cette loi demeure hypothétique, le sujet a fait grand débat au sein de la population argentine. En parallèle, le président met en place un projet de loi ouvertement opposé à la communauté LGBTQIA+ qui rend les avancées en terme de vivre ensemble nulles[10] (suppression des quotas professionnels pour les personnes transgenres, non-reconnaissance de documents d’identité des personnes non-binaires, abolition de la notion juridique de féminicide, suppression de l’éducation sexuelle dans les écoles, etc.). Pour lui, la discrimination positive engendre une tyrannie des minorités en favorisant certains groupes sous le joug de l’“égalité pour tous”[11]. En prétendant instaurer une égalité formelle, ces mesures visent en réalité à délégitimer les droits spécifiques acquis par les minorités.

Un soutien sous tension : entre fatigue démocratique et adhésion partisane

Les politiques radicales de Javier Milei, malgré leur caractère clivant, continuent de bénéficier d’un soutien significatif dans l’opinion publique argentine. Si les discours en faveur d’une bataille culturelle frappe durement les minorités, ils semblent également s’inscrire dans un paysage social fragmenté, où la lassitude, l’atomisation et le désespoir neutralisent en partie les contre-pouvoirs traditionnels[12]. A la fin de l’année 2024, le gouvernement Milei bénéficiait encore du soutien de 47,3% de la population[13]. Ce chiffre reflète une continuité de sa base électorale, stable depuis son élection contre le candidat kirchneriste Sergio Massa en 2023. Le soutien au Président argentin ne saurait toutefois être interprété comme le reflet fidèle des priorités de l’électorat miléiste. En réalité, les études sociologiques récentes montrent que la majorité de ses partisans n’ont pas voté pour Milei en raison de son programme culturel[14]. Leur adhésion repose avant tout sur une vision économico-politique marquée par l’hostilité au kirchnerisme, la croyance dans les vertus du marché et le rejet d’un État perçu comme corrompu. Loin de faire de la “bataille culturelle” leur combat principal, ces électeurs font souvent preuve de positions nuancées sur les questions de société. Toutefois, selon Kessler, Gené et Vommaro, les “puros[15] ont intégré les cadres d’interprétation proposés par Milei et ses relais et peuvent adopter ou justifier des postures conservatrices au nom d’une cohérence partisane. Ce phénomène explique en partie pourquoi l’agenda culturel peut progresser même s’il n’est pas prioritaire. Le soutien à La Libertad Avanza, le parti politique du président, s’explique également par la confiance profonde des électeurs envers le personnage de Milei et son plan économique, et ce malgré les difficultés socio-économiques engendrées par ses politiques. Les électeurs de Milei sont prêts à « tenir le coup » et à justifier les sacrifices actuels en vue d’un avenir économique meilleur[16]. Un facteur central de cette popularité tient à un succès économique partiel : la baisse de l’inflation, qui redonne un peu d’oxygène aux classes moyennes épuisées par des années de crise. Le moteur principal de ce soutien demeure donc l’économie, véritable clé de voûte du contrat entre Milei et ses électeurs. Les questions culturelles et sociales sont alors subordonnées à la réussite économique dans l’esprit des partisans du président. Cette hiérarchisation des priorités explique pourquoi des mesures controversées sur le plan des droits peuvent être tolérées tant que l’objectif de redressement économique semble en bonne voie. Il convient également de noter que des divisions existent au sein même de l’électorat miléiste concernant les influenceurs de la « bataille culturelle ». Si certains soutiennent le ton agressif et politiquement incorrect qu’ils reconnaissent chez Milei, d’autres s’inquiètent de ce qu’ils considèrent comme du « fanatisme » ou de la « provocation ». Ces différences d’appréciation sont particulièrement marquées selon le genre, les femmes se montrant généralement plus réticentes face à la rhétorique agressive et viriliste, tandis que les hommes semblent davantage disposés à soutenir un gouvernement dur[17]. Ainsi, l’agenda culturel revêt une importance moindre pour les partisans de Milei que pour les électeurs de gauche, ce qui explique pourquoi ils peuvent soutenir un candidat opposé à l’avortement même s’ils y sont personnellement favorables, car l’économie morale qui sous-tend leur agenda politique diffère fondamentalement.

Le paradoxe d’une pauvreté croissante combinée à un soutien populaire persistant révèle une anesthésie de la société civile. Comme le souligne Dumont (2024), l’Argentine traverse une période de fatigue démocratique où les contre-pouvoirs sont affaiblis et les voix dissidentes systématiquement discréditées de “curros” ou de corruption des élites. Les minorités paient le prix fort de ce repli individualiste et de cette paralysie institutionnelle. Le gouvernement Milei ne se contente pas d’ignorer leurs revendications, mais il les attaque frontalement dans ses discours et actes. En novembre 2024, l’Argentine est le seul pays à voter contre une résolution de l’ONU sur les droits des peuples autochtones. Sur le terrain, les expulsions de communautés mapuches et Qom se multiplient, les droits fonciers des peuples autochtones sont menacés par la privatisation accélérée des ressources naturelles, les décisions de la Cour interaméricaine des droits humains sont ignorées et le discours gouvernemental assume une hostilité croissante envers les revendications pluriethniques. Les collectifs afro-argentins dénoncent l’effacement de leur histoire, tandis que les organisations LGBTQIA+ font face à une montée des discours haineux légitimés par les autorités. Cette politique anti-multiculturaliste prend la forme d’un démantèlement méthodique de l’Etat social. Les programmes de protections sociales, essentiels pour les minorités, sont réduits ou supprimés.

Conclusion

Pour conclure, le premier bilan du parcours présidentiel de Javier Milei met en lumière une volonté affirmée de transformation du système en place : d’abord sur le plan économique, puis dans une dimension résolument idéologique. L’Argentine connaît ainsi un tournant politique majeur, marqué par un réel bouleversement de ses orientations institutionnelles et un retour en grande pompe des dynamiques d’exclusion et de marginalisation de certaines communautés. En outre, sur la scène internationale, Milei se positionne comme ami et proche allié politique de Donald Trump, s’alignant avec le président états-unien sur de nombreux sujets. Il bénéficie également du soutien de plusieurs figures politiques issues des quatre coins du monde, sillonnés par la montée des idéologies d’extrême droite à travers l’Occident. Ainsi, dans ce paysage géopolitique en mutation, nous assistons à un changement de paradigme mondial avec l’Argentine comme tête de peloton du continent latino-américain. Les idées que véhicule Milei visent à faire taire le wokisme, en rejetant toutes idées progressistes et s’opposant à des mouvements tels que le féminisme, l’indigénisme, l’afro-identité ou les politiques mémorielles liées à la dictature. Dans cette bataille culturelle qu’il revendique, les minorités opprimées deviennent les ennemis à abattre, à travers la suppression de leurs droits, le démantèlement des institutions qui les protègent et la réduction à néant de leur visibilité dans l’espace public. Leur existence même est niée au profit d’un récit populiste unificateur et autoritaire. 

Pourtant, ce récit ne s’impose pas sans résistances. À l’occasion du 49e anniversaire du coup d’État de 1976, journée dédiée à la « mémoire, vérité et justice », des dizaines de milliers de citoyens ont défilé dans les rues. Il ne s’agissait pas seulement de rendre hommage aux victimes de la dictature, mais également de réaffirmer, face à la révision de l’histoire en cours, la centralité de la mémoire comme outil de vigilance démocratique. Les slogans scandés, tels que “Milei basura, vos sos la dictadura” (“Milei, ordure, tu es la dictature”), illustrent une crainte réelle de voir resurgir les logiques autoritaires du passé. Le 1er février 2025, plus de 800 000 personnes ont participé à la Marcha Federal del Orgullo Antifascista y Antirracista, un événement inédit réunissant syndicats, collectifs féministes et LGBTQIA+, organisations autochtones et acteurs de la société civile, décidés à défendre un projet de société pluriel et inclusif. Si la polarisation est grande, la vitalité démocratique de l’Argentine, bien que fragilisée, n’est pas éteinte. Face à une idéologie qui entend effacer la diversité au nom du marché, une culture de résistance se réactive, portée par celles et ceux que ce projet tente d’invisibiliser.

Dès lors, assistons-nous à une crise profonde de la démocratie et un retour de l’autoritarisme ? Le scrutin législatif d’octobre prochain, qui renouvellera la Chambre des députés, s’annonce crucial. Cette élection pourrait consacrer l’implantation durable du miléisme en Argentine, ou, au contraire, révéler un sursaut démocratique qui essaierait de freiner sa montée.

Bibliographie

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[1]  Pittaro, F. (2025, Janvier 25). Milei à Davos : le discours intégral. Le Grand Continent. https://legrandcontinent.eu/fr/2025/01/25/milei-a-davos-le-discours-integral-2/

[2] Le “paléo-libertarianisme” a été théorisé par Murray Rothbard en 1994 et serait une sorte d’articulation entre un libertarianisme et un traditionalisme social et culturel, associé à l’abolition des fonctions régaliennes de l’Etat. Rothbard, Murray N. “Nations by Consent: Decomposing the Nation-State.” Journal of Libertarian Studies 11, No. 1 (1994): 1–10.

[3] Stefanoni, P. (2021). ¿La rebeldía se volvió de derecha? Cómo el antiprogresismo y la anticorrección política están construyendo un nuevo sentido común (y por qué la izquierda debería tomarlos en serio). Siglo Veintiuno Editores.

[4]  Aubry, E. (2024). L’Argentine de Milei : l’avant-garde du trumpisme ? Avec Juliette Dumont. La leçon de géopolitique du Dessous des cartes. ARTE FRANCE DEVELOPPEMENT. https://www.arte.tv/fr/videos/122728-021-A/la-lecon-de-geopolitique-l-argentine-de-milei-l-avant-garde-du-trumpisme/

[5] Aubry, E. (2024) bis.

[6] Vidal, F. (2024). L’Argentine à l’heure du “mileisme”. Politique étrangère, n°2, pp.75 – 86.

[7] Santander, S. (2025, 05 Janvier). Comment Javier Milei transforme l’Argentine. The Conversation. https://theconversation.com/comment-javier-milei-transforme-largentine-246434

[8] Décreto 696/2024 del 05 de Agosto 2024. Instituto nacional contra la discriminación, la xenofobia y el racismo. https://www.argentina.gob.ar/normativa/nacional/decreto-696-2024-402470/texto

[9] AFP (2025, 24 janvier). Gouvernement Milei : L’Argentine voudrait supprimer la notion pénale de féminicide. Blick. https://www.blick.ch/fr/monde/gouvernement-milei-largentine-voudrait-supprimer-la-notion-penale-de-feminicide-id20526119.html

[10] Cartabia, S. & Lenguita, P. (2024, 30 avril). Le programme de Milei est une offensive contre les femmes et les personnes LGBTQI+. Contretemps. https://www.contretemps.eu/milei-offensive-femmes-lgbtqi/

[11] Breizh-info (2025, 25 Janvier). Javier Milei lance un nouveau front dans la guerre culturelle: fin des discriminations “positives en Argentine. Breizh-info. https://www.breizh-info.com/2025/01/25/243116/javier-milei-lance-un-nouveau-front-dans-la-guerre-culturelle-fin-des-discriminations-positives-en-argentine/

[12] Aubry, E. (2024) ter.

[13] Zuban Córdoba y Asociados(2025, 9 février) Informe Nacional Febrero 2025. Zuban Córdoba Y Asociados. https://zubancordoba.com/portfolio/informe-nacional-febrero-2025/

[14] Gené, M., Kessler, G. & Vommaro, G. (2024, 10 décembre) ¿Qué tienen los leones en el corazón?. Revista Anfibia. https://www.revistaanfibia.com/aniversario-milei-que-tienen-los-leones-en-el-corazon/

[15] Les électeurs “puros” (purs) sont appelés ainsi par Kessler, Gené et Vommaro pour désigner ceux qui ont voté pour Milei au premier et au second tour des élections présidentielles de 2023.

[16] Gené, M., Kessler, G. & Vommaro, G. (2024, 10 décembre) bis.

[17] Calvo, E., Kessler, G., Murillo, V. M. & Vommaro, G. (2024, 16 février). No los une el espanto. Revista Anfibia. https://www.revistaanfibia.com/no-los-une-el-espanto/

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